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dimanche 4 avril 2010

Livre : petite histoire pyrénéenne

la tempete de la haine

La tempete de la haine

de Michel Georges Ferrer

Resume : Le Col de Peyresourde. Les Pyrénées Centrales. La montagne est belle de son immensité et de sa pureté qui se conjuguent. Ici et là, des hommes, des brebis et des vaches. L’ours aussi. Les uns et les autres sont libres d’une liberté sans borne. Tout est au mieux dans le meilleur des mondes. Sauf que, un jour…

C’est la tempête, une très violente tempête de neige. Une intrigue voit le jour. Des rumeurs courent la montagne.

Des splendeurs nées de la sagesse et de la pureté de la nature, on passe brusquement au brouillard du tragique. Il y a mort d’homme. Alors la vengeance se hisse jusqu’à des sommets irréversibles.

La haine fleurit sur la tempête. Et tout, soudain, devient noir.

Un roman entre amitié et vengeance de familles à travers les paysages fabuleux des Pyrénées, traversez les montagnes en compagnie des bergers, découvrez leur vie et leurs valeurs, mais que se passe-t-il quand la trahison, les quiproquos s’en mêlent ? Une disparition, un meurtre ?

Vous pouvez commander le livre au prix de 12,00 euros +2.22 euros de frais d’envoi sur papier libre avec vos noms et adresse à Mille plumes éditions 13 lotissement saint-pierre 82200 Moissac

Livre de 95 pages – Prix de vente public 12.00 euros – Format en 13,5x 19 cms

Code ISBN : 978-2-35826-009-1

N’hésitez pas à vous renseigner pour les dates de séances de dédicaces de Mr Ferrer, il passe automatiquement près de chez vous

lundi 29 septembre 2008

Au fil des mots :

Deux livres de montagne que j'ai pu apprécié cet été, sur les conseils de Marco (buongiorno a te Marco y grazie). Et un troisième, pour ne pas oublié "la mémoire des vaincus", une page de l'histoire des Pyrénées : (merci Dominique et Micheline)

  • Trois curés en montagne de Jean Saurenne. " En 1938, trois séminaires grenoblois découvrent par hasard l'univers de la haute montagne et s'y plongent avec l'inconscience des débutants. Ils sont sans un sou, mais leur enthousiasme est sans borne...Ils entrevoient de terribles dangers là où il n'y en a guère et prennent les plus grands risques sans même s'en rendre compte."




Histoire vécue, un récit d'alpinisme qui au delà du récit technique laisse place à l'émotion et à la réflexion.

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  • Le port de la mer de glace de Dominique Potard : un conte rabelaisien de marins perdus au cœur des Alpes . Un roman déjanté où des personnages gargantuesques prennent vie dans l'univers parallèle du bar "le port de la mer de glace."
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  • Les exilés de la mémoire de Jordi Soler : 1936, en Espagne, c'est la fin de l'aventure républicaine. Un récit qui raconte le parcours de ces combattants républicains qui fuient la répression franquiste. Les camps de concentration juste de l'autre coté des Pyrénées (Argelès s/mer ; Gurs..) et l'espoir d'une terre d'accueil de l'autre coté de l'atlantique. A la mémoire de ces hommes et femmes qui ont tout perdu d'eux même. Une histoire oublié dont nous n'avons encore fait repentance.



lundi 31 mars 2008

Des mots pour l'altitude : Pierre Dalloz

Je viens de lire la préface de Pierre Dalloz dans son ouvrage de 1931 « Haute Montagne ». Alpiniste il est membre du Groupe de Haute Montagne et rédacteur en chef de la revue "La Montagne" de 1933 à 1939. Combattant il résitera pendant la seconde guerre sur les plateaux du Vercors. Ami des hommes de lettre, compagnon de St Exupery et de Jean Prévost, je vous livre ici cette ode à l'Altitude. Merci à Dominique Périn de m'avoir prêté ce livre aux photos jaunies mais empreintes de tant d'émotions encore intactes...


« Nous avons remontés bien des vallées, au fond desquelles nous sont apparues des cimes de toutes formes et de tous noms. Chacun de ces souvenirs est marqué pour nous d'une heure du jour ou de la nuit, d'une saison, d'une couleur particulière de la roche. Mais ce n'est pas là l'essentiel. L'essentiel est la qualité d'une émotion qui ne vieillit pas malgré les années et malgré la répétition d'un spectacle qui nous est, à la longue devenu familier.
Cela commence toujours de la même façon. On ne voyait rien devant soi que la monotonie des éboulis, que la ligne amollie des pâturages, lorsque tout à coup, surgit un détail, tellement éloigné en profondeur et en altitude, marqué d'un tel signe qu'il devient désormais impossible d'en détacher le regard. A ce pouvoir de fascination on reconnaît la haute montagne.
Point n'est besoin pour être asservi de découvrir une chaîne immense. Le moindre morceau de glace ou de roc y suffit s'il appartient vraiment au monde d'en haut et si, par lui, nous est révélée l'altitude. Comme la mer nous permet de percevoir l'étendue, la haute montagne nous rend sensibles les profondeurs immenses du ciel.
Les monts ne sont pas l'infini mais ils le suggèrent. On les a confondus avec l'altitude ; autant confondre l'âme et les visages, la vérité et ses témoignages...


Comme tous les besoins profonds de l'homme, celui de l'altitude est universel. Faite à la fois de désir et de peur, la séduction de l'azur s'exerce sur tous ceux que le spectacle de la haute montagne attire et retient. D'accord avec les poètes, les enfants croient que le paradis est au ciel.

Et pourtant ce mouvement passionné vers l'altitude ne laisse pas d'être bien étonnant. Rien de moins fait pour nous, faibles hommes, rien de plus inhospitalier que cet univers minéral où nous allons chercher nos ivresses. Seul de tout les êtres vivants, l'homme y accède, une fois de plus, exceptionnel, engagé à rebours de toute raison apparente dans l'une de ces démarches singulière qui trahit l'âme.


L'appel de l'altitude éveille en notre âme un espoir immense et instinctif comme si nous allaient être dévoilées d'infinies possibilités de bonheur. Souvent nous avons eu la perception de tout l'inconnu dont l'espace est lourd et nous l'avons senti très prochain comme s'il n'y avait eu entre lui et nous que le rideau léger de notre enveloppe charnelle. Mais cette réponse, obscurément attendue, l'altitude la diffère toujours. Tous nos élans se perdent dans la profondeur et le silence infini de l'azur.

Son cristal sans défaut ne nous renvoie que notre image fidèle, donnant à tous les arguments de notre esprit, à tous les mouvements de notre cœur une approbation indifférente et totale. Chacun en est confirmé dans son propre sens.

Rien de plus dangereux, rien de plus négatif que l'excès des plaisirs réservé de l'altitude. L'orgueil est leur écueil et les isolements sans profit de la personnalité. L'âpreté du goût de certains d'entre nous pour l'individuel et la liberté les achemine vers les plus singulières folies. Révoltés contre tout ce qui peut leur paraître un engagement ou une limite, mais contraint de subir la loi commune, ils se forgent des principes à rebours dans lesquels ils mettent leur cœur comme dans des actes de foi. Ainsi sont ils conduits peu à peu à la négation de tout, à la désespérance. Il semblent qu'ils expient l'orgueil d'avoir goûter à un plaisir défendu.

Goût de l'altitude, du danger, de la mort, goût de notre inconnaissable mystère, nouvelle figure de ce péché de la connaissance, le plus originel en nous, qui nous valut de perdre le bonheur et la certitude... »




samedi 7 juillet 2007

Un peu de lyrisme montagnard

Connaissez vous ce livre "Le Mont Analogue" de René Daumal (1939)

Toutes les mythologie parlent soit d'un centre original du monde, soit d'un arbre sorti de terre et qui gagne le ciel, soit d'un mont sacré, en tout cas d'une possibilité de communication avec l'au delà. Pour l'auteur cette possibilité existe, il suffit de découvrir le Mont Analogue.
"Pour exister, il faut que son sommet soit inaccessible mais sa base accessible aux êtres humains"

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Une petite citation tirée du film Américan Beauty 3, à méditer les jours de poncho.

"Il y a tant de beauté dans le monde, parfois j'ai l'impression qu'elle me submerge de partout en même temps et s'en est trop. Mon coeur se rempli comme un ballon prêt à exploser. Et là, je comprends qu'il faut que je lâche prise, que j'arrête sans cesse de m'y raccrocher et ça glisse sur moi comme de la pluie et je ne peux éprouver plus rien d'autre que de la gratitude pour chaque instant de mon insignifiante petite vie."

Bonne réflexion !

dimanche 10 juin 2007

Vagabond romantique ou wanderer



Un livre de Sylvain Tesson, écrivain voyageur, marcheur impénitent qui parcourt le monde à pied. Une nouvelle forme de nomadisme, le vagabondage joyeux qui "change le sable du sablier en poudre d'escampette"

"Grâce à la route, je me suis mis en marche, grâce à la marche je me maintiens en mouvement et , paradoxalement , c'est quand j'avance, devant moi que tout s'arrête : le temps et l'obscure inquiétude de ne pas le maitriser."

mardi 13 mars 2007

Au pays des Isards

Coup de coeur pour ce livre écrit par les frères Cadier, monument de la littérature pyrénéenne. Il réunit en un volume les 3 épisodes marquants des envolées pyrénéennes des cinq frères Cadier entre 1903 et 1912. Trois grands moments de pyrénéïsme et de poésie. La rencontre entre une nouvelle conception de faire de la montagne par la découverte de nouvelles lignes d'ascension et le style empreint du romantisme d'une époque où la mère Nature était au centre des préocupation de la société bien pensante.

Trois volets : - Du Pic de l'Aneto (3404 m) à la Munia (3133 m)
- Du Pic Long (3192 m) au Balaïtous (3144 m)
- Le Grand Pic ou Balaïstous

Un voyage à travers les cimes les plus prestigieuses de nos Pyrénées. De l'aventure, mais aussi de l'amitié fraternelle au delà des montagnes et une tendu vers un but unique, Découvrir toujours de nouveau passage rien que pour le plaisir d'être en montagne et de se fondre en elle.
C'est le récit d'une époque, de ces explorateurs qui préféraient aux douceurs d'une chambre d'hotel, une nuit à la belle ou un bivouac. Ne médisons pas sur les salons et les hôtels mondains où se pressaient les curistes qui venaient "prendre les eaux" car ils ont donné aux Pyrénées leur lettre de noblesse jusque dans les salons parisiens.
Mais laissons au Comte Henry Russel (Seigneur du Vignemale) le mot de la fin pour qualifié l'exploration des frères Cadier :

"les montagnards sont comme les musiciens, qui ont le don d'enfanter des chefs d'oeuvres avec quinze ou vingt notes déjà utilisées par leur ancêtres, mais dans un autre esprit, dans un autre ton, et surtout avec d'autres émotions"

Au Pays des Isards ISBN 2-914709-13-7




mardi 21 novembre 2006

Bienvenue sur randossau

C’est avec du retard que je vous adresse ce mail. L’hiver commence à peine à se montrer, mais les montagnes ne sont pas décider à mettre leur blanc manteau. Les derniers vols de grues, palombes et autres migrateurs passent au dessus de nos têtes. Quel vacarme !

On croirait qu’elles partent en vacances au soleil…

Je vous avais promis de vous envoyer mon adresse : ppadelli(@)club-internet.fr

Pour les longues soirée d’hiver, voici les titres quelques titres de livre pour s’évader un peu en attendant les prochaines divagations montagnardes.

« La pluie jaune » de Julio Llamazares. C’est un roman qui se passe en Sierra de Guara, dans le petit village d’Ainielle accroché sur les terres arides du Haut Aragon et dont il ne reste aujourd’hui que quelques ruines. C’est un roman très dur et sombre et intimiste qui nous fait vivre le déclin de ce village frappé par l’exode à travers la solitude puis la déchéance du dernier habitant. C’est un cri de désespoir, de douleur de cette terre délaissée. On prend toute la dimension du drame humain de l’exode pour celui qui reste, qui voit partir ceux qu’il ne reverra jamais…

« Pourquoi j’ai mangé mon père » Roys Lewis. C’est une fable sur le progrés. L’action se passe à l’époque néolithique. Une famille ostralophithèque hors du commun va vivre le progrés au rythme des découvertes, avec leurs lots de réussites et de désenchantements. Livre plein d’humour, un bon moment de détente.

« Eloge de la marche » Enfin un livre qui cause de la marche et de ce qu ‘elle engendre en nous. Sans aller jusqu’à la thèse, c’est bien vu et il faut parfois poser des mots sur les émotions. Certains y trouveront-ils des réponses à leur besoin de marcher.

« Une semaine de vacances » Marc Aubry Ce livre écrit par un accompagnateur en montagne, caricature un groupe de joyeux randonneurs partis une semaine en circuit. C’est un regard amusé et amusant d’un accompagnateur où chacun pourra s’y retrouver un peu par moments ou encore y rencontrer quelques souvenirs.

« Comment chier dans les bois »Kathleen Meyer. Nous sommes de plus en plus en rupture avec l’état de nature. Chier dans la nature peut paraître naturel et pourtant de nos jours ce n’est pas toujours une mince affaire. Ce livre traite de la manière dont il faut s’y prendre …(rire !) pour lutter contre la pollution et les conséquences de la sur-fréquentation de certain lieux. Traité à l’américaine, une volonté de nature propre à régenter immédiatement.!

« Petit Précis de Pyrénéisme » Joseph Ribas. Pour les amoureux des Pyrénées, ce livre est une introduction à l’histoire de la conquête des Pyrénées. A travers les personnages qui ont donné leurs lettres de noblesse à ces montagnes, Russel, Ramond de Carbonière, les guides de Gavarnie... Un bon aperçu qui nous plonge au cœur du pyrénéisme.

Je vous souhaite à tous une bonne lecture. N'hésitez pas à laisser un petit commentaire, ça fait plaisir.

Merci